Puy-de-Dome, the first train (1907)

Puy-de-Dôme, le premier train (1907)

Un petit retour arrière s’impose à l’annonce officielle du choix de SNC-Lavalin pour la construction du nouveau train à crémaillère du Puy-de-Dôme. Voir article.

C’est le 18 juillet 1907 que fut mis en service officiellement le premier train qui reliait le centre de Clermont-Ferrand  et plus exactement la Place Lamartine, actuellement Place Alexandre Varenne, au sommet du Puy-de-Dôme.
Après une interruption pendant la première guerre mondiale, l’exploitation repris mais fut stoppée en 1934 et le train démantelé pour laisser place à la route actuelle utilisée par les automobiles et pour certaines arrivées mémorables du Tour-de-France !

(click on the photos to enlarge / cliquer sur les photos pour agrandir) 

Puy-de-Dôme
(Collection Funimag)

Il s’agissait d’un train à vapeur circulant sur une voie métrique et conçu par la société Fives-Lille dont l’ingénieur Hanscotte conçu le système qui porte son nom et qui est une amélioration du système Fell.

Hanscotte
Le système Hanscotte
(Document Archives Départementales du Puy-de-Dôme)

Ce système est basé sur un rail central, surélevé par rapport aux rails porteurs, sur lequel deux roues motrices horizontales  viennent s’appuyer afin d’augmenter l’adhérence de la locomotive lors des sections à fortes pentes (12% au Puy-de-Dôme). La pression des roues était produite par un système d’air comprimé commandé par le mécanicien et pouvant aller jusqu’à 82 tonnes de pression.

A noter que les roues horizontales sont munies d’un épaulement qui empêche la locomotive de ‘sauter’ hors du rail central.

Hanscotte
Profil d'une voie Hanscotte
(Document Archives Départementales du Puy-de-Dôme)

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Disposition des 6 roues porteuses et des 4 roues horizontales
(Document Archives Départementales du Puy-de-Dôme)

Puy-de-Dôme
Plan d'origine du tracé au sommet
(Document Archives Départementales du Puy-de-Dôme)

Puy-de-Dôme
Emplacement de la gare supérieur
(Document Archives Départementales du Puy-de-Dôme)

Puy-de-Dôme
Magnifique charpente pour la gare terminale au sommet du Puy-de-Dôme, vue prise depuis l'ancienne auberge Trouillard.
(Collection Funimag)

 Puy-de-Dôme
Passage à niveau avec interruption du rail central.
(Document Archives Départementales du Puy-de-Dôme)

 

Le tracé complet de l'ancien train de 1907 

Vous pouvez télécharger le fichier .kmz pour visualiser le tracé dans Google Earth… cliquer sur l'image ci-dessous: 

Google Earth

…et pour ceux qui ne peuvent utiliser que Google Maps voici le fichier .kml correspondant! 

 

Merci à Jean-Philippe Belmont pour les infos et les documents des archives départementales.
 

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54 Responses to “Puy-de-Dome, the first train (1907)”


  • Ils sont tombĂ©s sur une rivière souterraine ou quoi ?!
    Le sous sol n’avait pas Ă©tĂ© sondĂ© ? Ou alors il avait Ă©tĂ© sondĂ© en pĂ©riode sèche! ;-)

    Ca me fait penser Ă  ces gens qui achètent une maison près de Roissy Charles de Gaule après l’avoir visitĂ©e un jour de grève des contrĂ´leurs!… ok je sors!

  • Funimag > De tels surprises sont toujours possible lors de la construction d’un tunnel. D’abord (en 2002) il y avait de l’eau dans le tunnel. Un an plus tard et 300 mètres plus loin, encore de l’eau. En aoĂ»t 2005, lors de l’orage catastrophique qui dĂ©vastait aussi la vieille ligne, il y avait Ă©normĂ©ment d’eau dans le tunnel (800 litres par seconde, comme a Ă©crit Christophe). Lors et comme suite de ces infiltrations catastrophiques, une cave d’une taille assez large s’est produit près du tunnel.

    Christophe > Si je me rappelle bien ce qu’a Ă©tĂ© Ă©crit dans la presse, la deuxième variante «drainant et canalisant l’eau d’infiltration» a Ă©tĂ© choisi.

  • Tout Ă  fait Andreas, voici le 2e article publiĂ© toujours dans http://www.litra.ch

    19.9.07
    “Irruptions d’eau onĂ©reuses: le tunnel Ă  forte rampe du chemin de fer Zentralbahn (zb) en construction sur la ligne menant Ă  Engelberg sera terminĂ© au plus tĂ´t Ă  fin 2010 et le coĂ»t s’élèvera Ă  176,5 millions de francs. Initialement, il devait revenir Ă  68,1 millions de francs et ĂŞtre mis en service en 2006. Plusieurs irruptions d’eau ont retardĂ© les travaux et entraĂ®nĂ© un surcoĂ»t important. Les hautes eaux d’aoĂ»t 2005 ont engendrĂ© les effets les plus dĂ©vastateurs. Raison pour laquelle il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© en avril 2006 d’interrompre les travaux afin de soumettre le projet Ă  une analyse approfondie. Le Zentralbahn (zb) a indiquĂ© aujourd’hui comment il entendait poursuivre la construction de l’ouvrage. Il est prĂ©vu de canaliser l’eau dans les zones problĂ©matiques et de la conduire Ă  la sortie du tunnel au moyen d’un drain, d’une part, et de bĂ©tonner la voĂ»te en laissant des espaces entre les joints. Un nouvel appel d’offres sera lancĂ©. La procĂ©dure d’approbation des plans doit de surcroĂ®t ĂŞtre mise en route et les crĂ©dits supplĂ©mentaires doivent ĂŞtre approuvĂ©s par la ConfĂ©dĂ©ration et par les cantons d’Obwald et de Nidwald pour faire face au surcoĂ»t. Ce, alors que des crĂ©dits supplĂ©mentaires ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© approuvĂ©s Ă  deux reprises prĂ©cĂ©demment. Le coĂ»t de l’ouvrage avait Ă©tĂ© estimĂ© Ă  68,1 millions de francs en 1996. Le montant avait grimpĂ© Ă  128 millions en 2006, ce qui avait entraĂ®nĂ© l’ouverture de deux nouvelles lignes de crĂ©dit. Il est aujourd’hui question d’une nouvelle rallonge de 48,5 millions et d’un coĂ»t global de 176,5 millions de francs, soit quelque 160 pour cent de plus que prĂ©vu initialement. Le renchĂ©rissement pèse Ă  lui seul 29,6 millions de francs, a soulignĂ© le directeur du chemin de fer zb Josef Langenegger. Le surcoĂ»t liĂ© aux difficultĂ©s gĂ©ologiques atteint 67,1 millions de francs. S’y ajoutent 11,7 millions pour le dispositif de sĂ©curitĂ© et de secours, qui comprend une installation d’aĂ©ration du tunnel en cas d’incendie. Il n’existe pas d’autre solution que celle du tunnel, a indiquĂ© Josef Langenegger. L’actuelle rampe Ă  fort dĂ©clivitĂ© ne permet pas de moderniser l’exploitation du chemin de fer. Grâce au tunnel, il sera possible d’accroĂ®tre la capacitĂ© de transport du chemin de fer de 400 Ă  1’000 personnes Ă  l’heure et d’optimiser les temps de parcours et l’horaire. Le tunnel sera mis en service en dĂ©cembre 2010 si tout se dĂ©roule comme prĂ©vu. Le calendrier est toutefois très ambitieux et il comprend certains risques. C’est ainsi que les crĂ©dits et les autorisations devront ĂŞtre sous toit cet automne et qu’aucun recours ne devra ĂŞtre enregistrĂ© en matière d’adjudication. Les travaux doivent ĂŞtre exĂ©cutĂ©s en hiver en raison de la situation hydrologique rencontrĂ©e. Enfin, il faut que la nature joue le jeu: la fonte des neiges ne devra en effet pas survenir trop tĂ´t et des Ă©vĂ©nements exceptionnels ne devront pas se produire en Ă©tĂ© qui endommagent l’ouvrage.”

  • Bonjour,

    Je viens de relir les commentaires laissĂ©s sur le sujet, et il me revient de nouvelles informations concernant certain d’entre eux:
    - Pour ce qui est des projets de lignes équipées du système Fell ou similaire, on peut noter la ligne Brig-Disentis, finalement équipée de crémaillère.
    - Concernant le “Tunnel de Base de l’Albula”, avec le classement a l’unesco, la ligne est “sauvĂ©e” (meme si elle n’est pas menacĂ©e), mais il est question de creuser un nouveau tunnel. En effet, le tunnel actuel a plus de 100 ans et ne rĂ©pond plus aux normes de sĂ©curitĂ© actuelles. Les principales solutions envisagĂ©es sont une mise a niveau du tunnel existant, ou la construction d’un nouveau tunnel (toujours entre Preda et Spinas). Des essais aquatiques (colorants dans le lac au dessus de Preda) pour voir les Ă©ventuelles infiltrations) ont dĂ©ja eu lieu le 4/08/09 (Info Retica 3-2009).
    - Concernant le Rimutaka Incline, la ligne a ouvert dans les annĂ©es 1870 (1878?), le chemin de fer Fell avait alors pratiquement une bonne dizaine d’annĂ©es (1866 au Mont Cenis), alors que la crĂ©maillère seulement 7-8 ans (1871 pour le Rigi). La raison du choix Ă©tait alors logique!

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